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	<title>Bilan de compétences - Conseils ressources humaines - Accompagnement conseil emploi Conseil RH Boulogne Billancourt Organisme</title>
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	<description>Accompagnement Conseil RH - ACRH : Bilan de compétences, Outplacement, Coaching</description>
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		<title>Evaluation individuelle des performances : attention aux effets pervers</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 12:11:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ecouter l&#8217;interview de Christophe Dejours, psychiatre, professeur au CNAM et spécialiste des problème de santé au travail. Interrogé vendredi 23 décembre par Antoine Mercier sur France Culture dans le cadre d&#8217;une série d&#8217;entretiens sur la crise et nous, Christophe Dejours dénonce &#8220;l&#8217;exaltation des performances individuelles&#8221; et décrit  certaines manifestations actuelles de ce qu&#8217;on appelle les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.franceculture.fr/2011-12-16-la-crise-et-nous"><span style="color: #0000ff;">Ecouter l&#8217;interview de Christophe Dejours</span></a>, psychiatre, professeur au CNAM<br />
 et spécialiste des problème de santé au travail.</p>
<p>Interrogé vendredi 23 décembre par Antoine Mercier sur France Culture dans le cadre d&#8217;une série d&#8217;entretiens sur la crise et nous, Christophe Dejours dénonce &#8220;l&#8217;exaltation des performances individuelles&#8221; et décrit  certaines manifestations actuelles de ce qu&#8217;on appelle les risques psychosociaux.</p>
<p>En voici quelques extraits :<br />
 &#8220;Notre analyse sur les effets dévastateurs de l&#8217;évaluation individualisée des performances était juste.<br />
 Non pas qu&#8217;il faille la supprimer complètement, parce que c&#8217;est important, les gens la demandent, ils la souhaitent, c&#8217;est une façon de témoigner du travail, dans le meilleur des cas une reconnaissance du service rendu, mais il s&#8217;agit de ne pas tout mettre sur l&#8217;évaluation notamment sur l&#8217;aspect quantitatif et mesuré du travail parce ce qu&#8217;on évalue dans le meilleur des cas ce n&#8217;est pas le travail, c&#8217;est le résultat du travail.</p>
<p>Le travail n&#8217;est pas seulement un rapport individuel avec une tâche; la plupart d&#8217;entre nous, nous travaillons pour quelqu&#8217;un, un patron un chef, un chef travaille pour ses subordonnés, nous travaillons pour les collègues, et nous travaillons aussi pour des clients, et c&#8217;est une forme de coopération très particulière  car il y a beaucoup de services où ce service n&#8217;est efficace que si on réussit à créer une coopération entre l&#8217;usager le client et celui qui prescrit ou qui donne le service de telle sorte que le grand problème c&#8217;est  la coopération. Est-ce que nous sommes en mesure d&#8217;inventer de nouveaux dispositifs pour évaluer, au sens noble du terme, c&#8217;est à dire accorder sa valeur à ce qui relève du travail collectif et de la coopération.<br />
 Ca change le regard que les gens ont sur le travail, ça les amène à prendre en considération le rapport qu&#8217;ils ont avec les autres et non plus le considérer comme du temps perdu, du bavardage; en réalité les gens ont besoin de se rencontrer pour se parler, non seulement pour échanger sur leurs difficultés mais aussi parce que c&#8217;est là  que se transfèrent les vraies informations&#8230;&#8221;</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>SSII : &#8220;Gare à la presta&#8221; Un jeune ingénieur témoigne&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 12:16:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;J&#8217;ai passé trois ans en école d&#8217;ingénieur sans trop me préoccuper de « l&#8217;après » : comme de nombreux élèves, je pensais bénéficier d&#8217;un avenir facile rien que par l&#8217;obtention d&#8217;un diplôme. En sortant, au début de l&#8217;été 2008, la crise m&#8217;a frappé de plein fouet. Après neuf mois de recherche, je me suis résigné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;J&#8217;ai passé trois ans en école d&#8217;ingénieur sans trop me préoccuper de « l&#8217;après » : comme de nombreux élèves, je pensais bénéficier d&#8217;un avenir facile rien que par l&#8217;obtention d&#8217;un diplôme. En sortant, au début de l&#8217;été 2008, la crise m&#8217;a frappé de plein fouet. Après neuf mois de recherche, je me suis résigné à un poste en « boîte de presta ».</p>
<p>Avec la crise, de nombreuses entreprises ont limité ou gelé les embauches. Les projets en cours doivent cependant être menés à bien, et lorsque la charge de travail se fait trop importante, les entreprises font appel à des sous-traitants : les sociétés d&#8217;ingénierie « prestataires de service », ou « boîtes de presta ».</p>
<p><span style="color: #008000;"><strong><span style="color: #993300;">Une « boîte de presta », c&#8217;est :</span></strong></span></p>
<p>- Des consultants : des ingénieurs frais émoulus effectuant des missions de quelques mois, la plupart du temps chez et sous les ordres du client. Lorsqu&#8217;une mission s&#8217;achève et en attendant la suivante, ils se retrouvent en « intercontrat », période pendant laquelle ils végètent au siège social de la « boîte de presta »</p>
<p>- Des commerciaux : ils cherchent des missions pour les consultants, et ils écument les « cévéthèques » en ligne (Apec, Monster…) pour faire passer des entretiens en masse à de jeunes diplômés, l&#8217;unique but étant de faire grossir leurs bases de données. Lorsqu&#8217;une affaire juteuse avec un client se présente, ils traquent les jeunes qu&#8217;ils ont pu ainsi « profiler » pour les recruter</p>
<p>- Des directeurs : ils s&#8217;occupent de l&#8217;équilibre financier de la boîte et des sibyllines négociations salariales destinées à tromper les jeunes diplômés, par des calculs volontairement complexes, jonglant avec brut, net, frais, primes, cotisations, imposition et fausses promesses.</p>
<p>Je me suis donc retrouvé prestataire, en mission loin de chez moi, avec un double loyer à payer et une vie de couple amputée, et sans visibilité à court terme. J&#8217;étais payé 80 euros net par jour, les trois quarts de ce que j&#8217;aurais reçu si j&#8217;avais été embauché directement chez le client. Mais ma boîte m&#8217;avait « vendu » au client 400 euros par jour.</p>
<p>Les contrats passés avec ces sociétés sont des CDI, mais leur fonctionnement général demeure semblable à celui d&#8217;une boîte d&#8217;intérim. L&#8217;ingénieur « presta » est :</p>
<p>- faiblement rémunéré : une partie de ce salaire est d&#8217;ailleurs payée sous forme de remboursement de frais, ce qui diminue d&#8217;autant les cotisations sociales du consultant et les charges de la « boîte de presta ».</p>
<p>- précaire : son contrat est assorti d&#8217;une période d&#8217;essai de quatre mois renouvelable, et systématiquement renouvelée, permettant à la « boîte de presta » de se séparer facilement des prestas dont la première mission n&#8217;excède pas huit mois ;</p>
<p>- considéré comme un « étranger » chez le client, où il ne peut accéder à aucune responsabilité;</p>
<p>- soumis à une clause de non-concurrence : si le client souhaite embaucher le consultant, la « boîte de presta » peut l&#8217;en empêcher,</p>
<p>- soumis à une clause de mobilité : les « boîte de presta » imposent une clause de mobilité sur toute la France, et lorsqu&#8217;elles désirent « alléger leurs charges fixes », elles proposent aux « prestas » des missions éloignées, le refus d&#8217;une telle mission entraînant un licenciement sans indemnités</p>
<p>- privé de soutien syndical, par l&#8217;absence de contacts entre des prestataires se trouvant tous chez des clients différents : en période de vaches maigres, cela permet de pousser à la démission certains consultants par le bluff, l&#8217;intimidation ou la menace, sans être inquiété.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="color: #993300;"><strong>« La naïveté des jeunes ingénieurs maternés en école »</strong></span></p>
<p>En contrepartie, selon les dires des commerciaux, une « boîte de presta » offre tout de même quelques avantages :</p>
<p>- une expérience variée, par des missions nombreuses et pluridisciplinaires permettant de diversifier ses connaissances,<br />
- une montée rapide en compétence par un choix de mission en adéquation avec le profil et les envies ;<br />
- une entreprise à taille humaine, où chacun est considéré comme un collaborateur, et non comme un simple numéro,<br />
- un salaire initial faible mais la promesse d&#8217;une forte marge de progression après quelques années de puissante montée en compétences, et de changement régulier de « boîte ».</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai 25 ans, et je suis toujours ingénieur junior dans une « boîte de presta » comme il y en a des milliers. Il serait injuste de faire porter l&#8217;entière responsabilité de la situation aux « boîtes de presta » : c&#8217;est avant tout la naïveté des jeunes ingénieurs maternés en école qui permet de maintenir à flot cette dynamique d&#8217;écornifleur.</p>
<p>Ces étudiants devraient s&#8217;informer sur les pratiques en cours et assurer leurs arrières face à des commerciaux et directeurs de « boîtes de presta » rompus à toutes les fourberies salariales et morales.&#8221;</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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