🦓 Personnalités au mode de fonctionnement et parcours atypique
Le bilan de compétences peut vous permettre de mieux vous connaitre, trouver votre place et savoir vous mettre en valeur.
Parmi toutes les personnes que nous accompagnons depuis une quinzaine d'années, nous rencontrons un certain nombre de personnalités au mode de fonctionnement et parfois aussi au parcours atypique qui ont du mal à trouver leur place et s'épanouir au travail.
Elles ont besoin au préalable de mieux connaitre :
- les forces et limites de leur mode de fonctionnement,
- les conditions de travail (type de poste, d entreprise...) qui vont permettre de libérer leur potentiel et d'exprimer leur créativité.
Le bilan de compétences tel que nous le pratiquons permet de le faire.
#bilan de compétences #CPF #coaching
Au-delà des mots, capter les émotions à distance
Après l’inquiétude de perdre notre qualité d’accompagnement en bilan de compétences et en coaching en suivant nos clients à distance (cf. article Proche de vous, même à distance), nous avons été étonnés de constater que cela ne changeait pas la profondeur et l’intensité des liens établis. Et tant mieux !
Pourtant, pour nous, cette nouvelle modalité a vraiment changé notre manière de capter les émotions.
Nous avons choisi de proposer des outils interactifs et ludiques parce qu’ils permettent de travailler avec vos tripes, au plus proche de ce que vous êtes et de ce qui vous anime.
Les émotions sont des indicateurs essentiels pour nous de ce qui est en train de se jouer à l’instant T. C’est en les saisissant sur le vif, en les décryptant et en les renvoyant en miroir que l’on facilite des prises de conscience.
Mais, comment arriver à les percevoir à travers un écran ?
Buste tronqué, moins bonne qualité d’image, petit format d’écran, coupures de connexion, visage pris de biais... On se regarde difficilement en face. Chacun regarde l’écran de l’autre. Les yeux ne se rencontrent pas toujours.
Perte de repères d’observation. Peur de passer à côté des réactions profondes.
Celles qui vous font réagir instinctivement avec le corps avant d’arriver au cerveau.
Celles qui nous guident, coach et coaché, sur la voie des aspirations profondes, de l’adéquation de ce qui est dit avec ce qui est ressenti.
Celles qui ne peuvent nous mentir.
Celles qui reflètent ce qui fait réellement sens pour soi.
En face à face physique, le coach observe les expressions et les mouvements non seulement du visage mais du corps entier : les yeux qui se brouillent, une moue, le corps qui s’enfonce dans le fauteuil, un sourire, des toussotements, le regard au ciel qui cherche désespérément une réponse rationnelle, des mains qui s’agitent, les jambes qui se croisent et se décroisent, un éclat de rire, un froncement de sourcils, un mordillement de joue, la spontanéité d’un « J’ADORE »…
Autant d’expressions instinctives qui s’expriment dès la fin de la question ou de la remarque du coach, avant même que le coaché n’ait prononcé un seul mot.
Sans la prise en compte de ses réactions émotionnelles, on risque de se fourvoyer sur des projections rationnelles qui tiennent la route, certes, qui sont réalistes, certes, mais loin de soi.
Coupés de nos repères visuels habituels, nous avions la croyance que la qualité de notre accompagnement à distance en pâtirait.
Les retours d’expérience clients nous ont prouvé que la justesse de notre perception des émotions à distance n’était finalement pas altérée car elle a été naturellement compensée par une plus grande acuité auditive.
Au même titre que les aveugles développent les autres sens de façon plus poussée, en visio ou par téléphone, nous sommes désormais encore plus attentifs et vigilants au timbre et au rythme de la voix, à la clarté de l’expression, aux hésitations, aux silences, au souffle, aux sourires. (Et oui, on vous entend sourire.)
Cela nous rassure et nous permet de pouvoir assurer une continuité de qualité d’accompagnement que nous avons à coeur de préserver malgré la distance.
En attendant de vous retrouver aussi de visu, prenez soin de vous !
L’équipe ACRH
Proche de vous, même à distance
Proche de vous, même à distance
ACRH vient de relever un nouveau défi ces dernières semaines : permettre à nos clients de poursuivre les coachings à distance tout en conservant la qualité et la proximité de la relation.
Nous mettons un point d’honneur à ne pas vous laisser seul.e derrière votre ordinateur !
Les activités initialement réalisées en face à face (Jeu de cartes, test de personnalité, réalisation du CV...) continuent de se faire ENSEMBLE sur le cloud et en direct lors de nos séances en visio ou par téléphone.
De plus, le rythme des séances est plus que jamais adapté au fil de l’eau en fonction des conditions de travail et/ou personnelles de chacun.e.
Témoignages :
“Je ne vois pas de réelle différence en visio avec la manière de faire en face à face”. MD
“C’est une très bonne préparation pour mes entretiens actuels en visio avec les recruteurs”. CP
“Merci de votre grande souplesse”. NB
Pour la majeure partie de nos clients qui poursuivent en ce moment leur accompagnement, les rdv réguliers avec leur consultant sont des sas pour eux-mêmes de partage, d’écoute qui leur permettent de prendre du recul et de se projeter vers un après confinement dont ils souhaitent être acteurs.
Prenez soin de vous !
L'Equipe ACRH
Participez à notre enquête
Votre expérience de la recherche d'emploi est importante. Elle peut nous aider à changer le comportement des employeurs. Participez à notre enquête d'une douzaine de minutes : https://acrh.typeform.com/to/jJ6KJs
La solidarité des salariés peut créer des emplois
Notre dernière tribune publiée dans Le Monde.fr
Imaginez-vous commandant un grand navire dans une mer démontée et apercevant, perdus dans le tumulte des flots, des naufragés accrochés à des embarcations de fortune. On peut supposer que vous n’hésiterez pas longtemps à leur porter secours et à les accueillir à bord jusqu’à votre prochaine escale. Le marché du travail ne ressemble-t-il pas aujourd’hui à cette mer démontée avec beaucoup, beaucoup de personnes depuis longtemps sans travail, accrochées à des allocations de fortune ? 2,4 millions de personnes perçoivent le RSA, soit 513,88 € au 1er janvier 2015 pour une personne seule sans revenu ; 47% des allocataires sont des personnes seules sans enfant.
Lire la suite sur le site du Monde.fr
Souffrance au travail : où en est on ?
Christophe Dejours est psychiatre et professeur au Conservatoire national des arts et métiers. Interrogé par un journaliste de Libération sur son dernier ouvrage paru aux éditions Bayard, l'auteur de "Souffrance en France" donne un exemple assez peu réjouissant qui pourrait faire douter de son titre : "Souffrir n'est pas une fatalité",
Voici un extrait de l'interview :
"Dans un centre d'appels d'une entreprise privatisée, un salarié s'est suicidé, un autre a fait un arrêt cardiaque sur son lieu de travail. On y voit comment une direction fabrique la soumission de ses salariés sans jamais user de violence. Elle organise, à l'aide d'animateurs commerciaux, des challenges. Celui qui a fait le plus grand nombre de vente en un temps limité peut jouer avec un hélicoptère miniature pendant que ses collègues travaillent. pour le challenge du "plus beau bébé", chacun ramène une photo d'enfance et un classement est établi par vote. la famille est parfois invité à assister à ces jeux. Les challenges entraînent les salariés dans une spirale d'engagement envers la stratégie de l'entreprise : après s'être prêté à ces jeux ridicules devant témoins, impossible de reculer, de contester. Si les salariés s'engagent dans ces activités puériles, c'est qu'on leur donne la possibilité de régresser. Or, "un enfant n'est pas responsable" de tromper le client ou de ne pas avoir vu que le collègue allait si mal avant son suicide."
Le Compte Personnel de Formation
Vous pouvez transférer les heures de votre DIF acquises au 31 décembre 2014 dans votre Compte Personnel de Formation mais vous ne pouvez plus effectuer un Bilan de compétences par ce moyen-là.
Pour faire un Bilan de compétences, il vous reste toujours les deux possibilités d'en faire la demande à l'OPACIF (Organisme Paritaire Collecteur Agréé pour le Congé Individuel de Formation) de la branche professionnelle de votre entreprise ou bien de le demander à votre employeur.
Si vous êtes salarié, votre Bilan de compétences peut être complètement pris en charge financièrement
Deux critères importants sont à considérer : la confidentialité de votre démarche vis-à-vis de votre employeur, et si vous voulez faire un Bilan de compétences sur votre temps de travail.
1. Vous voulez garder votre démarche confidentielle
Adressez-vous à l'OPACIF de votre branche d'activité auquel votre entreprise cotise pour la formation continue. Le plus connu est le FONGECIF, mais il y en a d'autres plus spécialisés comme l'AFDAS (communication, media, spectacles…) l'UNIFAF (médico-social…) le FAFIH (hôtellerie) MEDIAFOR (presse écrite) avec lesquels nous travaillons également.
Avantage : Votre employeur n'est pas au courant
Inconvénient : Un mois à trois mois de délai avant de recevoir l'accord de prise en charge.
Si vous n'obtenez pas d'accord de prise en charge, n'hésitez pas à nous contacter pour avoir un devis sur mesure en fonction de vos besoins et de votre budget.
2. Vous voulez faire un Bilan de compétences sur votre temps de travail
Demandez à votre OPACIF un Congé Bilan de Compétences. Cela vous permet d'effectuer un Bilan de compétences sur votre temps de travail avec l'autorisation de votre employeur. Ce dernier peut aussi vous proposer de le prendre en charge dans le cadre du plan de formation. Mais cette hypothèse est plus vraisemblable si c'est lui qui prend l'initiative de vous proposer un bilan de compétence.
Avantage : Vous pouvez effectuer le Bilan de compétences sur votre temps de travail.
Inconvénient : Votre employeur est au courant.
Pour créer un fonds solidaire d’embauche
Cette proposition est née d’une interrogation, d’une observation et d’une conviction :
- L’interrogation : quel monde sommes-nous en train de construire alors que la solidarité inscrite dans la charte des droits fondamentaux de l’union européenne concerne chacun d’entre nous et que nous avons donc une responsabilité ?
- L’observation : il y a beaucoup d’endroits, de domaines, de secteurs où il y a pléthore de travail et il n’y a pas d’emplois.
- La conviction : si je suis volontaire pour contribuer à hauteur de 10 euros net par mois à un fonds solidaire d’embauche, alors il y en a certainement d’autres qui seraient prêts à le faire.
Ce projet est à l'étude dans une grande entreprise dont il est préférable de garder l'anonymat pour le moment. Aussi est-elle dénommée l'entreprise M.
Ainsi, pour cette entreprise de 11 000 personnes, compte tenu de l'échelle des rémunérations, on obtient un montant potentiel du Fonds de près de 10 millions d'euros.
Télécharger le document complet (5 pages) : Pour créer un fonds solidaire
Télécharger l'annexe avec les chiffres : Annexe Tableau fonds
Upload our proposal in english : Solidarity Hiring Fund
Souffrance au travail : un DRH témoigne
" La financiarisation de l'économie dicte les politiques d'entreprise et la standardisation des modes de management fait la part belle aux systèmes, aux règles, aux procédures et minimise très largement la part de l'homme dans les organisations de travail. (...) La dégradation de la relation humaine que j'ai pu constater, le fait que les dirigeants ne soient plus capables de faire face aux décisions difficiles de l'entreprise, de parler clairement et franchement à leurs salariés, l'hypocrisie qui s'installe insidieusement comme mode de management de la vie de tous les jours, les passe-droits, le manque d'éthique, ont été des éléments qui m'ont profondément bouleversé, qui m'ont marqué dans mon esprit, et qui ont fait que ce monde ne me correspondait plus."
Extraits de son livre :
"Je suis en arrêt de travail depuis de longs mois et ma vie professionnelle n'est plus qu'un souvenir.
Dépressif ! Je suis dépressif ! Moi qui me croyais fort comme un roc, inatteignable ! Comment ai-je pu en arriver là ?...
Je suis fier d’avoir décroché ce nouveau contrat de travail auprès d’une florissante entreprise du secteur de la santé, de la beauté et des bio-activités. J’obtiens de haute lutte le poste de Directeur de Ressources Humaines de l’établissement normand de ce groupe en fort développement. Une véritable consécration cette opportunité : la reconnaissance de ma valeur et de mes compétences. Je n’ai plus de doute et je visse maintenant ma vie sur des certitudes. Je suis bon puisqu’on me dit que je suis bon… Une situation sociale en vue, une rémunération confortable, une sécurité en terme d’emploi, des perspectives d’évolution, une large autonomie dans la conduite de mes missions, des moyens… Bref, tout ce à quoi j’aspirais à l’aube de mes trente-six ans. Quatre ans plus tard, je prenais la responsabilité des ressources humaines d’une usine de chimie pharmaceutique du groupe, promise à un développement soutenu grâce à un plan d’investissement majeur. En 2001, j’atteignis une forme de consécration avec la remise d’un prix national récompensant une démarche de recrutement et de formation originale, l’opération « Quadras », que j’avais imaginée et initiée avec succès dans mon usine. Je fus promu à Paris ; mais là, c’est une autre histoire qui allait commencer pour moi, un tournant et peut être le début d’une lente et inexorable descente vers ce qui allait sonner le glas de ma « carrière ».…
2002, « annus horribilis ! » Et pourtant, tout avait si bien commencé… Depuis aussi loin que je me souvienne, l’orgueil et l’ambition avaient été pour moi de puissants moteurs que je n’avais cessé d’alimenter en énergie et que j’entretenais avec grand soin ! Et gare à celles et ceux qui se seraient mis en travers de ce « chemin de lumière » que je me traçais. Réussir était le maître mot de mon leitmotiv ; réussir mes examens, réussir mon service militaire, réussir mon mariage - je parle ici de la cérémonie, ce qui est vu par les autres, et non de l’amour pour l’autre - réussir ma vie professionnelle, avoir une belle maison, un statut privilégié, un rang social, être reconnu et surtout, surtout, gagner de l’argent ! Ainsi mes parents, ma famille, seraient fiers de moi. Mes amis, mes voisins, mes collègues, m’envieraient. Je susciterais l’admiration et l’inévitable jalousie ! Ma carrière avait toujours été placée au-dessus de toute autre considération, mais depuis quelques années maintenant, je doutais. Je doutais du bien-fondé de mes choix et je commençais à exprimer des remords, des regrets, des manques, et à ressentir une sorte de vacuité comme si j’avais complètement oublié depuis toutes ces décennies, de remplir les tiroirs de mon cœur.
...
Je perdis le sommeil et mes nuits se peuplèrent de rêves étranges, de cauchemars et de chimères. Je sentais que malgré d’incessantes tentatives pour remonter la pente, je perdais pied professionnellement. Le regard de mes hiérarchiques se durcissait et l’angoisse envahissait désormais ma vie. Je faisais toujours le même songe : j’étais dans un tunnel de pierre, je courais et je n’en voyais jamais le bout, avec une question lancinante, comment m’en sortir ? Mon obstination à refuser d’admettre que ces environnements de travail ne me convenaient pas malgré les ponts d’or, la peur d’être professionnellement déchu, la mort de mon père, la détresse de ma mère, et dans une moindre mesure celle de mon frère, le poids des traditions familiales, la séparation d’avec ma femme, l’éloignement de ma fille unique, furent autant de blessures que la vie m’infligea. Mon « chemin de croix » allait continuer dans un monde nouveau qui paraissait être un jardin d’Eden mais qui allait se révéler une jungle dangereuse. Derrière des sourires de circonstances, j’allais découvrir une hypocrisie poussée à son paroxysme, la veulerie comme mode de management, l’absence d’amour propre, le manque de courage, la bassesse et l’étroitesse d’esprit.
…
Le directeur général de la Recherche avait la réputation d’être un homme tyrannique à l’ambition démesurée. Souvent, je m’interrogeais, comment de tels hommes, aussi éloignés des idéaux qui avaient sous-tendu les principes et les valeurs de notre belle « maison », avaient pu se tailler des carrières aussi exceptionnelles ? Les sentinelles n’avaient visiblement pas fait leur boulot !"
